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Full text of "Directoire de messieurs les prêtres du Séminaire de Nicolet [microforme]"

CIHM 
Microfiche 
Séries 
(Monographs) 



iCMH 

Collection de 
microfiches 
(monographies) 




Canadian ImtituM lor Hlttorieal Mlcroraprodiictioni / Institut camdlwi d* microrapraductlom hMoriquw 




1995 



Technical and Bibliographie Notes / Notes teclinique et bibliographiques 



The Institute has attempted to obtain the best original 
copy avallable for filming. Features of this copy which 
may be bibliographicaily unique, which may alter any of 
the images in the reproduction, or which may 
significantly change the usual method of filming are 
checlœd below. 





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D 

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Cdouredcoveis/ 
Couverture de couleur 

Coveis damaged / 
Couverture endommagée 

Covers restored and/or laminated / 
Couverture restaurie et/ou pelliculée 

Cover Utie missing / Le titre de couverture manque 

Coloured maps / Cartes géographiques en coLleur 

Cokxired inl( (i.e. other than blue or lilack) / 
Encre de couleur (i.e. autre que bleue ou noire) 

Coloured plates and/or illustrations / 
Planches eUou illustrations en couleur 

Bound with other matériel / 
Relié avec d'autres documents 

Only édition avallable/ 
Seule édition disponible 

TIght binding may cause shadows or distortion 
along Interior margin / La reliure serrée peut 
causer de l'ombre ou de la distorsion le long de 
la marge intérieure. 

Blank leaves added duiing restoiations may appear 
within the text. Whenever possiL.', thèse hâve 
been omitled fnxn flming / Il se peut que certiwies 
pages blanches ajoutées lors d'une restauration 
apparaissent dans le texte, mais, loisque cela était 
possiile, ces pagœ n'ont pas été fknées. 



L'Institut a microfilmé le meilleur examplaire qu'il lui a 
été possible de se procurer. Les détails de cet exem- 
plaire qui sont peut-être uniques du point de vue bibli- 
ographique, qui peuvent nxjdifier une image reproduite, 
ou qui peuvent exiger une modifications dans la méth- 
ode normale de filmage sont indiqués ci-dessous. 

I I Coloured pages /Pages de couleur 

I I Pages damaged /Pages endommagées 

I I Pages restored and/or laminated/ 
' — ' Pages restaurées et/ou pelliculées 







Pages discoloured, stained or loxed / 
Pages décolorées, tachetées ou piquées 



rn Pages detached/ Pages détachées 

rpt Showthnjugh/ Transparence 

I I Qualityofprint varies/ 

'- -^ Qualité inégale de rimpressJon 

I I Indudessupplenientarymaterial/ 
— Comprend du matériel supplémentaire 

I 1 Pages wholly or partially obscured by errata 
' — ' slips, tissues, etc., hâve been relilmed to 
ensure the t>est possible image / Les pages 
totalement ou partiellement ot>scurcies par un 
feuillet d'errata, une pelure, etc., ont été filmées 
à nouveau de façon à obtenir la meilleure 
image possible. 

I I Opposing pages with varying colouration or 
' — ' discolourations are filmed twice to ensure the 
best possible image / Les pages s'opposant 
ayant des colorations variables ou des décol- 
orations sont filmées deux fois afin d'obtenir la 
meilleur image possible. 



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AddWonal ccmmenis / 
Commentaires supplémentaires: 



Thh imn h f ihnad tt Mm raduction ratio etisekad bslow/ 
C< docMiMnt «1 filmé su uih dt réduction indiqué ci-dt<wiii. 
'OX 14X 1«X 



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Tha copv filmad hara haa baan rapreduead Ihanka 
to tha ganaroaity of : 

National Llbrary of Ceuiada 



L'axamplalra filmé fut raprodult griea à la 
Oénéroaité da: 

Bibllothiqu* natlonala du Canada 



Tha imasat appaaring hara ara tha baat quality 
posaibla eoniidaring tha condition and lagibillty 
of tha original copy and in kaoping wHh tha 
fllmlng eontraet apacifleatlofla. 



Original eoplaa In printad papar covaia ara filmad 
baginning with tfio front eovor and anding on 
tha laat paga wIth a printad or llluatratad Impraa- 
ilon. or tha baek eovar whan appropriata. Ail 
othar original eoplaa ara filmad baginning on tha 
firat paga with a printad or llluatratad impraa- 
aion, and anding on tha laat paga whh a printad 
or llluatratad impraaaion. 



Tha laat racordad trama on aach mieroficha 
ahall eonuin tha lymbol -» Imaaning "COr<- 
T1NUE0"). or tha tymbol ▼ Imaaning "END"). 
whiehavar appliaa. 

Mapa. plataa, eharta. atc. may ba filmad at 
diffarant raduction ratio*. Thoao too iarga to ba 
antiroiy inciudad in ona aapoaura ara filmad 
baginning in tha uppor laft hand comor. laft to 
right and top to bottom, aa many framat aa 
raquirad. Tha followlng diagrama llluatrata tha 
mathod: 



Laa imaga* tuivantaa ont «té raproduitas avac la 
plua grand «oin, compta tanu da la condition at 
do la nottaté da l'axamplalra filmé, at an 
conformité avac laa condltlonc du contrat da 
fllmaga. 

Laa aaamplairoa originaux dont la eouvartura an 
papiar aat impriméa lont filmé* an commençant 
par la pramiar plat at an tarminant toit par la 
darniéra paga qui comporta una amprainta 
d'Impraaalon ou d'illuitration. coit par la lacond 
plat, aalon la eaa. Tou* laa autrac axamplairai 
originaux «ont fllméa an oommonçant par ia 
pramiéra paga qui comporM una amprainta 
d'Impraaalon ou d'illuitration at an tarminant par 
la darniéra paga qui comporta una talla 
amprainta. 

Un da* aymbola* «ulvanu apparaîtra lur la 
darniéra imaga da chaqua mieroficha. (aion la 
eaa: la aymbola —» aignifia "A SUIVRE ". la 
aymbola ▼ aignlfia "FIN", 

Laa earta*. planehaa. <ablaaux. etc.. peuvent être 
filmé* é daa ttux da réduction différani*. 
Lorequa la document e*t trop grand pour être 
reproduit an un «oui cliché. Il eet filmé é partir 
da l'angle aupérieur gauche, de gauche é droite, 
et de haut en baa. an prenant ia nombre 
d'imegea néceeeaira. Lee diagrammaa luivant* 
llluatrent la méthode. 



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2 


3 




1 


2 


3 


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(*N5I ond ISO TEST CHAUT No. 2) 



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'[716) 482 - 0300 - Pf.on* 
(718) 2M-5M9 -Fox 



DIHhX/rOIRE 



MESSIEliRS LES PRÊTRES 



SEMINAIRE I>E NICOLET 



tl 



A" 



Ql'fiHFX 

Imp. L'Action Sociale hiu\rtE 

10;î, nie Snintc-Anne, 103 

1914 



12 



DIHECTOIHE 



^1 



MESSIEURS LES PRÊTRES 



SEMINAIRE DE NICOLET 



Ql'fiBEC 

Imp. L'Action Sociale Limiter 

103, rue Sainte-Anne, lU:i 



1014 






<»9411954 



I«ttr« d« MosMicntur l'IHqu* di MleoM portant promulfk- 
tlon du DiiMtolrt d* MMttonn IM prttm du MmliuUn 
d«Nleol*t. 



Nous approuvoni et nou» ri-commandons avi-c instanic 
à l> bonne volonté, à l'esprit sacerdotRi et au ilévourmciit 
de Meuieura lea prttrei de notre i^minairr diocésain k' 
Directoire qui vient de nous être soumis par Monscl|{neur 
leur Supérieur et qui leur est destiné. Ce Directoire 
contient des ordres et des conseils dont raccoiiiplissement 
fidèle et complet sera pour eux un 'rès précieux secours et 
attirera sur leur grande, difficile et sainte mission les béné- 
dictions abondantes de Dieu. 

La lecture de tout et Directoire sera faite, chaque 
année, en présence de tous les prêtres de la maison, et 
chacun de ces messieurs en aura un exemplaire entre le.s 



Donné à Nicolet, sous notre seing et sceau en la fête 
de l'Ascension de Notre-Seigneur, le 2 le jour du mois de 
mai de l'an 1914. 

t J.-S. Herman, Ëvêque de Ni.olet. 



Directoire de Messieurs les Prêtres du 
Séminaire de NicoIeL 



CHAPITRK PRKMIKR 



DEVOIRS GÉNÉRAUX 

Article premier. — Faire des ohrélir i rimvainru» et 
inatruits, préparer des hommes rapuhles ' tervir utilement 
et avec distinction la société chrétienne et civile ; main 
surtout cultiver les vocations religieuses et sacerdotales, tel 
est le but de nos institutions d'enseignement secondaire ! 

Les prêtres ont donc vraiment charge d'Ames ; ils • ( 
responsables devant les familles qui leur confient les enfai ., 
devant la patrie qui compte sur leur dévouement et sur 
leur action, devant l'Ëglise dont ils sont les représentants, 
devant Dieu qui attend d'eux une génération de catholi- 
ques fidèles et d'apôtres zélés pour sa gloire et le bien de 
leurs frères. 

Art. 2. — Les prêtres s'occuperont donc non seulement 
de l'instruction, mais de l'éducation des élèves. Ils s'appli- 
queront à former l'Ame tout entière de l'enfant, chacun dans 
sa sphère et selon ses propres moyens d'action. 

Leur apostolat ne sera vraiment fécond que s'ils unissent 
à une haute valeur professionnelle, une grande élévation 
d'Ame, une foi solide et une vie édifiante. 

Art. 3. — De deux maîtres doués d'aptitudes égales le 
meilleur sera, sans aucun doute, celui qui aura l'esprit le 



— 6 



plus cultivé. Messieurs les professeurs auront tous à cœur 
d'entretenir et de développer leurs connaissances par un 
travail assidu ; ils suivront le mouvement de» idées et 
surtout les progrès de la science qu'ils enseignent se rappe- 
lant que c'est un devoir de justice pou' chacun d'entretenir 
et de développer les connaissances nécessaires à son ensei- 
gnement. Les questions de pédagogie et de psychologie 
appliquée sont à l'ordre du jour ; les inattre» ne resteront 
pas étrangers à ces sciences qui peuvent leur rendre d'utiles 
services. 

Art. 4. — Pour obtenir le respect de la jeunesse, rendre 
utile et digne l'important ministère qu'ils rempli.ssent auprès 
d'elle, pour exercer sur l'âme des élèves une influence morale 
et religieuse définitive, les prêtres sont tenus à cette vie 
grave et sainte, qui est la plus éloquente des leçons ; il faut 
qu'ils aient et manifestent une foi très intense, seule capable 
d'éveiller et d'affermir la foi. 

Les professeurs doivent s'appliquer avec d'autant plus de 
soin à conserver l'esprit sacerdotal, que les études auxquelles 
ils se livrent sont de nature à les en distraire davantage, 
("est par une fidélité absolue à toutes leurs obligations de 
prêtres qu'ils se mettront en garde contre le péril du natu- 
ralisme. 

Que tous les directeurs et professeurs soient donc fidèles 
à l'oraison mentale et aux autres exercices de piété ; qu'ils 
s'acquittent avec grand respect, attention d'esprit et dévo- 
tion de cœur, du devoir de la récitation du bréviaire et <ie 
la célébration de la sainte messe, qu'ils diront à une heure 
convenable et régulière ; qu'ils s'approchent du sacrement 
de pénitence tous les huit ou quinze jours ; qu'ils portent 
exactement la tonsure et l'habit ecclésiastique ; qu'ils soient 
attentifs partout et toujours à pratiquer les vertus de sobri- 
été et de tempérance ; que selon les prescriptions du saint 
Concile de Trente, dans leur vêtement, leur extérieur, 
leur démarche, leurs paroles en toute circonstance, ils ne 
laissent rien paraître qui ne soit grave, digne et religieux. 



— 7 — 

Abt. 5. — L*idéal est élevé, la tâche est laborieuse ; 
seules des vues franchement surnaturelles peuvent soutenir 
l'éducateur. Les prêtres ne se considéreront pas comme 
placés hors de leur vocation, lorsqu'ils recevront un emploi 
dans leur collège ; ils se persuaderont qu'ils peuvent faire 
autant de bien par l'éducation de la jeunesse que par l'exer- 
cice des autres fonctions du ministère pastoral. Aucune 
difficulté, aucun insuccès même, ne découragera jamais un 
prêtre qui aime vraiment cette grande œuvre de l'éducation 
et qui voit en elle un des plus sûrs moyens de préparer 
l'avenir. 



CHAPITRE II 



DEVOIR» EXVERS LE COLLEGE 



Art. 6. — Tout prêtre doit aimer la maison où il enseigne 
comme sa propre famille, et se dévouer pour elle avec toute 
l'ardeur de son âme. Il doit s'intéresser à son bon renom, 
à son recrutement, à ses succès et à sa vie, et avoir soin de 
son honneur comme de sa réputation propre. 

Art. 7. — L'esprit d'union, l'unité de pensées et de con- 
duite qui régnent chez tous les membres des communautés 
religieuses vis-à-vis du corps auquel ils ont l'honneur d'ap- 
partenir, doivent se retrouver dans le clergé séculier. 

Un professeur ecclésiastique ne se permet jamais de criti- 
quer devant les élèves ou devant leurs parents, ou devant 
les étrangers, les usages établis, les méthodes en honneur, 
les auteurs adoptés dans la maison. Si parfois il croit voir 
quelque faiblesse ou quelque défaut, au lieu de se répandre 
en plaintes amères, il soumet à M. le Supérieur ou à qui de 
droit, ses observations et ses vœux. Il ne se pose pas en 



— 8 — 



réformateur ; il sait que les améliorations lentes et succes- 
sives sont seules durables, qu'il n'y a pas en éducation de 
procédé infaillible, et que les défauts d'une méthode tiennent 
quelquefois à l'inhabilité de ceux qui l'appliquent. 

Il ne critique pas en public les œuvres établies dans la 
maison, ni les décisions de ceux qui les dirigent ; au con- 
traire, il témoigne à ces oeuvres toute sa sympathie et leur 
apporte ses encouragements pour le bien des élèves. S'il 
remarque quelques abus, lacunes ou fautes, il doit en référer 
au Supérieur de la maison. Il évite tout dénigrement sys- 
tématique, et se garde comme d'un manque de jugement et 
d'une indélicatesse pouvant avoir les conséquences les plus 
graves, de raconter au dehors, surtout dans les familles des 
élèves, les incidents plus ou moins fâcheux de la vie de la 
maison. 

Art. 8. — Sans jamais s'immiscer indiscrètement dans les 
fonctions de leurs confrères, les maîtres n'oublieront pas 
qu'ils travaillent à une œuvre commune et que le succès de 
la maison exige entre eux une parfaite union et une étroite 
solidarité : jamais, même en dehors de leur service officiel, 
ils ne peuvent se désintéresser de la discipline et de la bonne 
tenue des élèves. S'ils étaient témoins d'un désordre et -si, 
sous prétexte qu'ils n'ont pas reçu mandat de le prévenir 
ou de le faire cesser, ils fermaient les yeux ou passaient 
indifférents, ils seraient complices des coupables et respon- 
sables des fautes commises. 

Tout prêtre a le droit et le devoir de faire rentrer dans la 
règle et de rappeler au respect de la discipline les élèves, 
grands et petits, qu'il surprend en faute. 11 faut donc que 
chacun veille à l'ordre général du collège. 

Art. 9. — C'est un devoir pour tous d'obéir fidèlement 
au règlement de la maison. Ils ne manqueront à aucune 
des obligations de leur charge sans en être régulièrement 
dispensés. 

Art. 10. — Us se feront un devoir d'assister à la grand'- 
mf .^se, aux vêpres et aux autres offices religieux, chacun 
pouvant y trouver un avantage pour sa sanctification per- 
sonnelle, outre le bon exemple qu'il donne aux élèves. 



— 9 



Art. h. — Tous doivent être à leur poste, très exacte- 
ment, au début de chaque exercice, pour recevoir leurs 
élèves et les conduire à l'étude ou en classe, ainsi que pour 
les repas. 

Si pour une raison sérieuse, ils sont obligés de quitter un 
poste, ils sont tenus de .se faire remplacer. 

Ils accepteront sans récriminer les suppléments de classe 
ou de surveillance et les services que les circonstances obli- 
geront à leur demander. 

Aht. 12. — Ils seront assidus aux lectures solennelles des 
notes, aux distributions de récompenses, aux séances litté- 
raires ou récréatives, et aux réunions générales que le Supé- 
rieur convoquera de temps à autre, quand il les jugera 
utiles ou nécessaires. 

Akt. 13. — Les prêtres restreindront le plus possible le 
nombre de leurs absences ; ils ne s'en permettront que 
pour de bonnes raisons. C'est avec leurs confrères et leurs 
élèves qu'ils doivent chercher leurs meilleurs délassements. 

Même si une absence est bien motivée, il convient de ne 
pas changer l'horaire de ses cla.s.ses, ni de se faire suppléer, 
sans s'être entendu avec le Supérieur et le Préfet. 

Messieurs les professeurs ne devront jamais passer la 
nuit hors de la maison sans la permission du Supérieur. 11 
est aussi très convenable qu'ils l'informent de leurs absences 
notables. 

Art. 14. — Il est défendu de recevoir dans sa chambre 
les religieuses, ou les dames chargés des différents offices de 
la maison, si ce n'est pour une cause grave, comme serait 
une maladie sérieuse qui demanderait les soins de la sœur 
de l'infirmerie. De plus, aucune personne du sexe, autre 
que Ip. mère ou la sœur, ne peut être admise dans une cham- 
bre privée, sans que la porte demeure bien ouverte. •" 

Art. 15. — Aucun ordre ne doit être donné directement, 
soit aux domestiques, soit aux Religieuses. 



(1) Les chambres où le Supérieur. le Procureur, le Directeur, et le 
Préfet tiennent leur bureau ne sont pas considérées comme chambres 
privées. 



10 — 



Si un prêtre a une plainte à formuler ou un service à 
demander, il en réfère & M. le Supérieur ou à M. le Pro- 
cureur. Il faut aussi éviter, sans pour cela contrevenir aux 
lois de la charité, de lier conversation avec les religieuses 
et le personnel des domestiques. 

Art. 10. — Les supérieurs voudraient pourvoir le Collège 
de tous les instruments, meubles et objets utiles, entretenir 
en parfait état la maison, rendre à tous ceux qui l'habitent, 
maîtres et élèves, la vie R);réable et facile ; mais ils sont 
condamnés à tenir compte des ressources de la mai.son. 
Une sage économie est une condition d'existence. MM. 
les professeurs ne l'oublieront pas ; ils se rappelleront qu'ils 
sont prêtres et qu'ils doivent donner aux élèves et aux 
séminaristes l'exemple de la mortification et du renoncement 
évangeliques et que la vie de communauté impose toujours 
quelques privations. Partant, ils s'interdiront les critiques, 
et les récriminations publiques ; ils se réserveront de pré- 
senter, sous forme courtoise, leurs observations et désirs à 
ceux qui ont charge de la maison. Dans tout ce qui con- 
cerne le temporel, ils sauront respecter les droits de M. 
le Procureur et ne feront aucun changement, même de peu 
d'importance, sans son autorisation. Ils donneront aux 
objets rais à leur disposition (mobilier, instruments, maté- 
riel scolaire, etc.), les mêmes soins qu'à leurs biens propres. 
Ils prendront contre le danger d'incendie les précautions 
requises. Ils accepteront la chambre qui leur est offerte 
et le mobilier qu'elle contient. Conformément aux usages de 
la maison, elle devra être meublée modestement. 



— 11 — 

CHAPITRE III 



DEVOIRS ENVERH LES SUPERIEURS 

Art. 17. — Le supérieur est, dans In maison, le principal 
représentant de l'autorité et le mandataire direct des familles. 
Ses responsabilités sont lourdes. Il a donc droit au respec't 
et à l'obéissance de tous les prêtres. 

Art. 18. — Le Supérieur doit veiller à l'observation des 
Constitutions et des Règles de la Corporation dans tous les 
départements, travailler avec charité à ramener au devoir 
ceux qui s'en écarteraient. Il faut sa permission toutes les 
fois qu'il s'agit de dévier accidentellement du règlement des 
écoliers ou de celui des séminaristes de manière à intéresser 
tout le personnel de la maison. 

Art. 19. — C'est à lui o%'il appartient d'arrêter, en tenant 
compte des traditions et usages, après s'être consulté avec 
le préfet, s'il y a lieu : le programme d'études ; les divers 
règlements locaux ; les méthodes générales d'enseignement 
et d'éducation ; le choix des auteurs à expliquer, des édi- 
tions à imposer, des concour.s à affronter, des livres à intro- 
duire dans la bibliothèque des élèves ; l'horaire de tous les 
exercices ; la date des retraites, des fêtes et leur dispositif 
général ; en un mot, c'est lui qui prenil toutes les mesures 
commandées par le bien général. 

Le droit d'exclure un élève e.st réservé à la Corporation. 
C'est aussi la Corporation qui désigne les titulaires des 
divers offices et charges de la maison. 

Art. 20. — Sans nul doute, tous les prêtres, le confesseur 
surtout, doivent s'intére.s.ser aux malades, mais nul n'ou- 
bliera que c'est M. le Supérieur et M. le Directeur, respon- 
sables devant les familles, qui sont officiellement chargés 
d'assurer les soins nécessaires, de veiller à la bonne tenue 
de l'infirmerie, de recueillir l'avis du médecin, de renseigner 
les parents et de prendre toutes les mesures utiles. 



— 12 — 



Art. 21. — Les prêtres apporteront au Supérieur un con- 
cours docile, affectueux et dévoué. Ils le tiendront au 
courant de leurs principales difficultés et lui demanderont 
ses conseils. Ils s'abstiendront de toute critique publique 
contre ses actes. Il a souvent des raisons d'agir que les 
inférieurs ignorent et que la discrétion l'oblige à garder 
secrètes. Ils ne répandront pas dans la communauté le 
bruit d'un désordre avant d'en avoir informé le Supérieur : 
quelquefois tous commentent un incident plus ou moins 
grave qu'il est seul à ignorer. Si quelques-uns soupçonnent 
l'existence de quelque faute, désordre ou abus grave, ils 
n'ont pas le droit de se taire : qu'ils avertissent le Supé- 
rieur en lui laissant le soin de prendre les mesures néces- 
saires ; jamais ils ne commenceront une enquête sans mis- 
sion et sans autorité. 

Art. 22. — Les prêtres ne peuvent accepter hors de la 
maison un .service permanent d'ordre scolaire ou un minis- 
tère sacerdotal habituel sans l'autorisation préalable de M. 
le Supérieur. Ils ne doivent exercer même accidentelle- 
ment aucune fonction du .saint ministère, hors de la ville, 
le temps des vacances excepté, sans avoir obtenu l'agrément 
du Supérieur. 

Art. 23. — Le bon ordre exige que si un prêtre a des 
communications à faire sur son état de santé ou ses désirs 
légitimes de changement, il en avertisse au préalable, le 
Supérieur. 

Art. 24. — Le Directeur 'ait observer par les élèves les 
règlements approuvés par la Cc.poration ; il dispense de la 
règle les élèves individuellement selon qu'il le trouve con- 
venable ; il communique avec les parents à l'égard des 
élèves pour tout ce qui regarde la morale et la discipline. 
Aucun privilège ne peut être accordé à un élève sans son 
autorisation. 

Art. 25. — Le Préfet des Études a l'intendance sur les 
profes-seurs et les élèves relativement aux classes ; il a libre 
accès auprès des uns et des autres, soit par voie de réunion 
ou autrement. Il fait exécuter le plan des études approuvé 



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13 



par la Corporation ; il règle la diicipline des l'iasiies et tout 
exercice relatif aux classes. Il dirige les professeurs dans 
l'accomplisseinent de leurs devoirs. Il devra visiter souvent 
les classes. H a inspection sur tout livre, cahier, ou objet 
quelconque qui concerne l'enseignement. Les professeurs 
doivent exécuter exactement ses prescriptions et avoir re- 
cours à lui dans le cas de difficultés disciplinaires. Un pro- 
fesseur ne peut faire aucun changement dans sa rla.H.se, sans 
avoir rc<,u l'assentiment du Préfet. 

Art. 26. — Le Procureur veille à la conserviilion et au 
bon entretien des meubles et des immeubles de l'établis.se- 
ment. Les serviteurs de la maison sont sous sa surveil- 
lance. 



CHAPITRE IV 



I 



DEVOIRS ENVERS LES CONFRERES 

Art. 27. — Tous les prêtres d'un même collège formant 
une famille de frères, étant honorés d'un même caractère 
et appliqués à la même œuvre, doivent .se donner, en toutes 
circonstances, des témoignages d'un respect sincère et d'une 
charité vraiment fraternelle. L'union entre tous les prêtres 
est une condition de succès en éducation ; pour la réaliser 
et la maintenir, tous sauront sacrifier leurs antipathies et 
subordonner leurs sympathies au bien général. Religieux 
respect des uns pour les autres, support mutuel, dévoue- 
ment réciproque, tels sont les sentiments qui conviennent 
à des prêtres vivant en communauté. 

.\ht. 28. — Si un prêtre croit avoir à .se plaindre de quel- 
que confrère, qu'il se tienne en garde contre toute animo- 
sité et contre les inspirations de l'amour-propre. Qu'il 
évite d'envenimer le dissentiment et de le rendre public ; 



— 14 — 



qu'il cherche, au contraire, le moyen de le faire cesser. 

Si les confrères en ont connaissance, qu'ils travaillent au 
rétablissement de la paix. Qu'il n'y ait jamais de groupes 
rivaux ou hostiles ; que chacun fréquente tous les confrères 
indistinctement et qu'il ne se forme aucune petite coterie 
qui nuise au bon esprit de la communauté. 

Art. 20. — Les prêtres ne critiqueront jamais, surtout 
devant les élèves ou les familles, la conduite ou les idées de 
leurs confrères ; ils ne se permettront pas ce qui paraîtrait 
une désapprobation de leur conduite ou pourrait servir 
d'encouragement à leurs contradictions. Si quelque fait 
grave vient à se produire dans le diocèse ou à plus forte 
raison dans le collège, les prêtres en parleront le moins 
possible entre eux : ils ne le feront jamais qu'avec la gravité, 
le sérieux, le sentiment de douleur et de juste confusion qui 
s'imposent. 

Art. 30. — Bien loin d'exclure le respect, la charité le 
commande. Les rapports des prêtres entre eux seront affec- 
tueux, mais il y régnera toujours cette politesse qui est la 
Beur de la charité et qui exclut également la froideur et la 
camaraderie. Ils seront remplis d'égards les uns pour les 
autres, honore invicem prœvenier'est les jeunes surtout envers 
leurs atnés dans le .sacerdoce. Il serait à désirer que l'ha- 
bitude du tutoiement disparût. Du moins faut-il que les 
élèves ne la constatent pas, et convient-il qu'ils s'en abs- 
tiennent en public, qu'ils ne prennent jamais, même dans 
l'intimité, un ton, un langage, des manières que ne se per- 
mettent pas les personnes bien élevées. 

Art. 31. — Il doit y avoir entente entre les maîtres sur 
les modes de notation et les conseils à donner aux élèves, 
surtout en ce qui concerne le choix des lectures et la direc- 
tion spirituelle, par sxemple, la communion fréquente. 

Ar.. 32. — Si les circonstances le justifient, les prêtres 
pourront s'entretenir des défauts de leurs élèves, mais ils 
le feront toujours avec discrétion, respect des personnes, et 
en esprit de charité. Ils éviteront de s'exciter les uns les 
autres contre une classe ou contre certains élèves. 



15 



Art. 33. — Si un profesneur a été repris par ses supérieurs, 
aes confrères n'oublieront jamais qu'ils ne doivent pas dis- 
cuter avec lui la dé<'ision prise, l'encourager h se révolter 
ou à garder rancune. Ils l'exhorteront au calme, au lion 
esprit et i la soumission. S'ils croient utile de soumettre 
sur son cas des observations aux supérieurs, <iu'iU les ex- 
posent en toute confiance : une démarche respectueuse et 
faite dans un esprit vraiment sacerdotal sera toujours bien 
accueillie et elle peut être parfois un devoir. 

Art. 34. — Dans les récréations qu'ils prennent entre eux, 
les prêtres observeront les règles de la bienséance, de la 
bonne tenue, de la dignité et de la mesure, ("est à la salle 
commune et en famille que doivent se prendre les récréa- 
tions et elles ne doivent pas se prolonger trop tard. 



CHAPITRE V 



DEVOIRS ENVERS LES ÉlilVEH 



Art. 35. — Le grand secret de l'éducateur, c'est d'aimer 
ses élèves et de se faire aimer d'eux : les maîtres témoigne- 
ront donc à tous ceux qui leur sont confiés une affection 
élevée et surnaturelle ; ils leur prodigueront un dévouement 
vraiment sacerdotal. Ainsi, et par l'accomplissement cons- 
ciencieux de leur devoir d'état, ils gagneront la confiance 
de tous les élèves et pourront alors déposer avec fruit dans 
leur âme le germe des vertus chrétiennes. 

Art. 36. — Mais cette affection surnaturelle pour l'enfant 
ne doit jamais dégénérer en camaraderie entre maître et élève. 
C'est un grave devoir de conscience de garder toujours le 
plus grand respect de soi-même et des jeunes âmes que l'on 
forme. Les mattres éviteront donc avec les élèves les fami- 
liarités et s'abstiendront en règle générale de les tutoyer. 



1« ~ 



A plu* forte raiaon «'inlerdiroiit-il!i le» préférenre», le» 
parolen et le» manière» trop libre», le» ilèmon»tratioii» d'af- 
fection ■en»ible, romme le» c'are»»e», le» jeux de main», en 
uii mot tout ce qui eat contraire & la l>ienȎani'e et au bon 
gofkt. 

On »e gardera bien d'attirer le» élève» chez. »oi |>our y 
pa»Her étude» ou récréation» »anH de» rai»on» Hb»olument 
Mrieu»e» qui devront être soumise» à M. le Directeur. Si 
l'autorisation a été obtenue, l'élève doit être reconduit et 
accompagné jusqu'à ce que le maître d'étude, de salle ou 
de dortoir, en uit pris charge, ('e n'est que par exception 
et pour de» raison» grave» qu'un élève peut être séparé de 
la communauté. Lea raisona de recevoir un élève à sa 
chambre ne doivent jamais avoir pour résultat de mettre 
cet élève en marge du règlement. Les viaites régulières et 
d'agrément sont donc prohil>ée». 

L'affection pour le» élève» doit être fondée sur des motifs 
religieux, et non sur la fortune et la condition de la famille, 
les avantages physiques, les aptitude» intelLctuelles, lea 
qualités morales de l'enfant ; elle doit s'étendre à tous indis- 
tinctement. Le maître évitera avec une extrême attention, 
tout ce qui, démarche, parole, acte, pourrait éveiller chez 
les élèves le soup^'on d'une amitié exclusive et trop humaine. 
II y va du bien des flmes et de l'honneur sacerdotal. 

Abt. 37. — Un élève ne peut jamais avoir en sa possession 
la clef de la chambre d'un prêtre et ne doit jamais avoir ac- 
cès dans la chambre d'un prêtre absent. 

Le servant de messe doit être choisi parmi le» élèves qui 
ont une conduite exemplaire et chez les grands. Si, dans un 
cas exceptionnel, l'élève doit attendre pour servir la messe, 
c'est à l'étude qu'il doit le faire, de même que c'est à 
l'étude qu'il doit se rendre du moment que sa présence 
n'est plus requise à la chapelle. 

Art. 38. — Les prêtres se garderont de distraire les élèves 
de leur travail en causant près des études ou des classes, 
comme aussi de troubler leur sommeil et de provoquer leur 
étonnement par des récréations et dei fêtes bruyantes. 



17 — 



Art. 38. — L'éducation sera eswntiFlIrmpnt rrliKÏeuHP rt 
leii maltren Buront à l'wur dr répiindre par leur esprit vrai- 
ment ucerdotsl. non moin» '|Uc par leur wienre, à In i-on- 
fiance de» famille». Us n'appliciuerimt ù maintenir parmi 
leur» élève», par leur directiim et par leur» exemple», une 
vie lérieuiiemcnt ehrétienne, (ondée »ur un iirani! e»prit de 
foi, «ur les pratique» le» plu» autori»ée» de la i ''■lé, et prin- 
cipalement sur la fréquentation de» sacrements le Pénitence 
et d'Eucharistie. 

Pour assurer la durée du bienfait de l'éducation reliftivuse 
donnée à ce» jeune» gen», il» »'appli(|Ueront à le» prémunir 
et à le» fortifier contre le» dangers qui les attendent dans 
le monde, à leur inspirer le respect de l'Ëglise, l'esprit de 
paroisse, le zèle de» œuvre» »o<'iale» catholi(|ue», le senti- 
ment du devoir de l'exemple. 

Aucun maître ne peut se dispenser de travailler ainsi à 
la formation religieuse et morale des élèves. Kt il ne suffît 
pas d'attendre que ceux dont on u s|)éciKlement la charge 
viennent demander quelques conseils. Sans vouloir, par un 
zèle indiscret, se substituer ni au Supérieur, ni au confes- 
seur, le» professeur» prendront les initiatives discrètes qu'ins- 
pirent le» circonstances. 

Sûr» de répondre au désir des famille», les maîtres veil- 
leront aussi à ce que les élèves prennent ou gardent toutes 
les habitudes d'une Imnne éducation. Les maîtres ne négli- 
geront pas de s'appliquer à cultiver les vocations ecclé- 
siastiques parmi leurs élèves et appelleront quelquefois, avec 
prudence et di.scrétion, leur attention sur ce point, spécia- 
lement à l'époque des retraites. 

Abt. 40. — La plus grande liberté doit être laissée aux 
élèves pour le choix d'un confesseur. Les pénitents trouve- 
ront toujours un accueil bienveillant et facile ; ils ne seront 
jamais rebutés ni rudoyés. Les confesseur» s'appliqueront 
à gag:'er la confiance afin que l'aveu des fautes ne .soit 
pas trop pénible, que les confidence» soient sincères et que 
la réception de la Pénitence ne semble pas un fardeau dont 
les jeunes gen» »e hftteront de se décharger aprè» la sortie 



— 18 — 



du rollège. Le« tUvn Kront habitués à !■ rommunion 
fré<|urnt« : il» recevront «ver l'abaolution une véritable 
dirrrtiiin morale «érieune, iliiuce. ferme et «uivie. San* 
janiaix accorder le pardon à une an c mal préparée, le* 
prétrcH n'oublieront pa> que l'excé» de aévérité aboutit à 
l'ahaiulon du «acrement par le pénitent et à la multiplica 
tioii (I. iitc» Kraves. Pour remplir conuciencieuiemenl 
tou» leum ilcvoim, il» s'entretiendront dans la connaissance - 
de lu théoloKie morale et s'initieront k l'étude îles régies de 
la dire<-tion des enfants ou des jeunes gen» : c'est d'après 
ce» principes toujours présents ù leur esprit et non d'après 
leur caprice qu'ils agiront. 

Aux. 41.^ Un prêtre sera licureux d'être invité k faire 
un cours de religion ; il le préparera avec le plus grand 
soin, ne négligera aucun moyen de le rendre utile, agréable, 
inlcrpsHcnt et très sûr. Il est aussi très désirable que chaque 
prêtre atcepte de prêcher, au Séminaire, au moins de temps 
en temps. 

.Vht. 42. — Tous les maîtres auront à ccear, dans leurs 
classe», de former la conscience des élèves, d'élever leurs 
ânu's et de leur inspirer le culte de l'honneur cl du devoir, 
l'amour de la vertu et un profond respect pour l'Église et 
son auguste chef, 

l,es professeur» ne négligeront aucune occasion de rap- 
peler aux élèves la vérité cotholique. de leur faire remar- 
quer la supériorité de la religion, de la morale, de la civi- 
lisation chrétienne sur celles du paganisme. 

l'n professeur prêtre i., dan» certains cours surtout (lettres, 
philosophie, histoire, science» naturelles), une très grande 
re»ponsabilité : il peut faire œuvre excellente, médiocre ou 
même nuisible. Su parole a sur de jeunes chrétiens une 
très grande autorité. Digne, très convenable, toujours 
respectueuse du dogme, des lois, des institutions religieuses, 
elle laissera sur l'esprit, pour la vie souvent, la me!'"-eure 
empreinte. Hésitante et peu ferme sur les notion-^ mo- 
rales eu religieuses, trop libre à l'égard dss personnes et des 
cho»es d'Église, susceptible d'être entendue, ne fût-ce que 



— Itt — 



par de» élève» ni»l di»po«*«. en un »en» ii^lérodone. elle 
•candaliaerii »ur l'heure, et pendant de lonKue» année» |ieul- 
ilre. 

lie mattre »e défiera île» théories ha»ardeii»e» et m- rep- 
pellera (lu'il doit »urtout i des jeune» disciples la scienre 
faite, le» notion» ineonte»tée», eupaliles de le» former et de 
le» élever. 

Aht. 43. — Un bon maltr«- prépare »oinneusenient »a 
<-la»»e et met au lM>int son enseiniiement. Il s'efforce, dé» 
le» premier» jour», de ronnaltre chacun <le ses élève», »e» 
habitude» et ses tendance», »e» aptitude» et »c» liesoiiis, 
ses quolité» et »e« défauts, ses aiitécé<lents et ses projets 
d'avenir, le» moyens le» plu» efficace» de le stimuler. I,e» 
professeurs s'appli(|ueut à suivre le» n-vues <|ui sont il leur 
disposition dans la salle comnuiiic. il» mettent en «euvre 
les méthode» rei'ommandée» pur une «âne péilanogie et pur 
l'expérience pour ouvrir le» esprit», déveljpper lu mémoire, 
cultiver l'imagination, former le «oût et le junemenl, for- 
tifier, assouplir et vaincre les volontés. 

La classe est fai e avant tout pour lu masse de» audi- 
teurs. Mais les élèves brillant» reçoivenl le» compléments, 
indication», conseils nécessaires ; le mattre le» intéresse, 
le» pousse et reste leur ilirecteur Intellectuel. Il se pench 
avec bonté sur les natures moin» heuri'use» ou ingrate» cl 
•an» retarder, ù cause d'elles, la marche de la classe, il 
es.»aie de tirer de ce» esprits inférieur» tout ce iiu'ils peuvent 
donner. 

La variété est nécessaire, l'agrément peut avoir une place. 
Un bon professeur est préoccupé de rendre le travail facile 
et l'enseignement attrayant ; jamais, toutefois, il ne i)erd 
de temps ; tout exercice doit avoir un but précis, utile. 
L'emploi des dusse» est sagement réglé ; aucune matière, 
aucun exercice n'est sacrifié à un autre ; l'ordonnance de» 
journée», des semestres, de l'année peut satisfaire les juges 
les plus compétents ; ni le caprice, ni l'absence de prépa- 
ration, ni le désir d'une fausse popularité, ni lu peur de 
l'eflorl n'inspire le choix des travaux proposés pour l'étude 



— 20 — 



ou exécutés en classe. I^ maître excite de son mieux 
l'émulation et tient en haleine les élèves. Les sujets de 
composition .sont bien choisis, les examens .sont convenable- 
ment préparés ; à tous les concours que M. le Préfet ordonne 
d'affronter, les professeurs pré.sentent des sujets. Le pro- 
gramme de l'année est intégralement rempli. 

Akt. 44. — Le professeur est tenu de contrcjler avec soin 
le travail des élèves. Il corrigera leurs devoirs régulière- 
ment, et sauf des exceptions rares, bien motivées, admise.<l 
par le Préfet, il doit les rendre corrigés et même annotés, si 
c'est possible. Le professeur doit interroger tous ses élèves 
et sur toutes les matières obligatoires. Il ne se désintéres- 
sera systématiquement d'aucun, ni par fantaisie, ni par 
négligence, ni par répressailles, ni par antipathie, ni à plus 
forte raison sous prétexte qu'il est trop faible. Les dossiers 
des élèves, les cahiers de notes, le journal des classes, les 
listes, etc., .seront tenus à jour avec le plus grand soin et 
présentés en temps opportun. Il faut qu'après les premiers 
mois le professeur puisse immédiatement, à toute réquisi- 
tion du Supérieur ou du Préfet, parler de chacun en con- 
nai.ssance de cause, et il est nécessaire que cette appréciation 
cor-esponde à la réalité. 

C'est un important devoir de traiter tous les élèves avec 
un grand esprit de justice : seul obtient leur confiance le 
maître impartial, libre de toute sympathie excessive ou de 
toute antipathie injustifiée, dévoué à tous et à chacun, 
aux moins doués comme aux plus intelligents, aux moins 
zélés comme aux plus laborieux. 

Art. 45. — Les leçons particulières sont utiles à certains 
élèves, mais ne constituent pourtant qu'une partie acces- 
soire de la tâche du professeur. Il se gardera soit de les 
refuser systématiquement, soit de les rechercher avec un 
empressement qui paraîtrait intéressé, soit enfin d'en accep- 
ter un trop grand nombre, au détriment du travail profes- 
sionnel. 

Art. 46. — Cet esprit d'équité, joint au calme, au sang- 
froid, à la prudence, à la gravité, à la clairvoyance, à la 



21 — 



précision du commandement, à l'égalité d'humeur, à un 
heureux mélange d'énergie et de douceur, peut neul assurer 
aux maîtres l'autorité morale, maintenir les élèves dans le 
bon esprit, faire régner l'ordre et la joie. Les profes- 
seurs se rappelleront donc que la disciplitic sans laquelle 
il ne saurait y avoir ni formation des caractères et des 
âmes, ni études sérieuses, doit être exercée tout à la fois 
avec fermeté et avec bonté. Il faut qu'elle maintienne 
l'observation du règlement par l'influence constante de la 
direction, qu'elle prévienne les fautes par la vigilance et 
par des avis opportuns ; qu'elle les réprime quand elles 
ont été commi.ses, mais dans la mesure que réclame le bien 
du cpupable et l'intérêt de l'établissement tout entier. 
Gouverner des âmes, c'est prévoir leurs mouvements, agir 
sur les esprits, gagner les cœurs, assurer l'ordre matériel 
et public par la soumission intérieure de chacun, obtenir, 
grâce à la perfection des individus, la perfection de la 
société. 

Art. 47. — Ce ne serait pas faire œuvre d'éducation de 
régir les élèves surtout par la crainte, l^s punitions sont 
malheureusement nécessaires, mais il faut, avant d'y recou- 
rir, employer les moyens de la p>.'rsuasion et de l'autorité. 
Elles seront rares, modérées, toujours justifiées, infligées 
avec calme, proportionnées à la faute et au caractère de 
l'élève, assez bien choisies pour lui être profitables. L'abus 
des punitions est une des fautes les plus funestes que l'on 
puisse commettre; une fois rebuté et découragé, l'enfant ne 
progresse plus et prend en haine, peut-être pour toute sa 
vie, ceux qui n'ont pas su être pour lui de véritables édu- 
cateurs. 

On ne se permettra jamais de corrections corporelles, si 
légères soient-elles. 

Mettre un élève à la porte d'une classe est plus souvent 
un expédient qu'une punition eflScace. Trop fréquemment 
appliquée, cette mesure paraîtrait, de la part du maître, 
un aveu d'impuissance. Elle ne sera prise que dans des 
cas extrêmes, par exemple, pour réprimer une insolence 
grave. 



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On évitera aussi, autant que possible, les pensums, du 
moins les pensums excessifs ou qui ne seraient d'aucune uti- 
lité pour les élèves. 

Quels que soient les torts des enfants ou des jeunes gens, 
le maître doit toujours rester un homme de bonne com- 
pagnie, s'interdire toute parole grossière, tout procédé inju- 
rieux, toute plaisanterie humiliante et toute allusion pénible 
pour l'élève et pour sa famille. 

Abt. 48. — Ce qu'un maître ou surveillant a appris sur 
les élèves non seulement par leurs aveux, mais par l'exercice 
de ces fonctions, est connu sous le secret professionnel ; 
les confidences ne seront donc faites sur les enfants et 
jeunes gens soit pendant leur séjour au collège, soit plus 
tard, qu'aux personnes, parents, supérieurs, collègues, qui 
ont le droit de les entendre. 

Art. 49. — Dociles aux conseils des meilleurs éducateurs, 
les professeurs restreindront le plus possible leurs relations 
de visites dans les familles. 

Art. 50. — C'est au Supérieur, Directeur ou Préfet, qu'est 
réservée la correspondance avec les familles ; un maître, 
même s'il a des relations amicales avec les parents, ne doit 
leur donner un conseil important qu'après s'être concerté 
avec son Supérieur. 11 évitera ainsi de se mettre en con- 
tradiction avec celui qui est naturellement appelé à être 
consulté : et le public n'aura pas l'impression qu'il y a 
défaut d'entente entre les autorités de la maison.